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Règlement d’une succession : actes notariés, inventaire et déclaration fiscale

Publié le : 24/06/2026 24 juin juin 06 2026

La gestion d’une succession suscite fréquemment des interrogations et un sentiment de complexité pour les proches du défunt. Entre les formalités civiles, les évaluations patrimoniales et les obligations fiscales, la procédure obéit pourtant à une logique structurée. Lorsque la loi impose un acte authentique ou que la composition du patrimoine le justifie, le notaire en assure la coordination afin de sécuriser juridiquement les opérations.

La constitution du dossier successoral et l’identification du patrimoine

La première phase consiste à rassembler l’ensemble des pièces permettant d’établir la situation familiale du défunt et de déterminer les personnes appelées à la succession. Sont notamment requis l’acte de décès, le livret de famille, les éventuels contrats de mariage ou conventions de PACS, les jugements de divorce, ainsi que tout testament ou donation antérieure. Les héritiers et légataires doivent également produire leurs justificatifs d’état civil. Parallèlement, il convient d’identifier l’actif successoral, c’est-à-dire l’ensemble des biens composant le patrimoine au jour du décès : comptes bancaires, placements financiers, assurances-vie, biens immobiliers, véhicules, meubles ou encore contrats de location et avis d’imposition. À cette évaluation s’ajoute le passif successoral, comprenant notamment les frais funéraires, dettes fiscales, charges courantes, emprunts et frais liés à la dernière maladie. Cette étape conditionne la suite des opérations et permet d’éviter toute omission préjudiciable.

Les actes notariés et les obligations fiscales de la succession

L’acte de notoriété constitue le premier acte dressé par le notaire. Il établit officiellement la qualité d’héritier, sans pour autant valoir acceptation de la succession. En présence d’un bien immobilier, une attestation de propriété immobilière est établie afin d’opérer le transfert au nom des héritiers et d’en assurer la publication au service de publicité foncière. La déclaration de succession retrace l’intégralité du patrimoine du défunt sur le plan fiscal. Elle doit en principe être déposée dans un délai de six mois à compter du décès. Tout retard expose les héritiers à des intérêts et pénalités, ce qui peut conduire le notaire à solliciter des acomptes pour prévenir ces sanctions. Enfin, l’inventaire des biens, réalisé par le notaire avec le concours d’un commissaire de justice ou d’un commissaire-priseur pour les meubles, peut s’avérer déterminant. Obligatoire dans certaines hypothèses, notamment en cas d’acceptation à concurrence de l’actif net, il permet également de prévenir les contestations entre héritiers et d’opter, sur le plan fiscal, pour la valeur réelle du mobilier plutôt que le forfait légal de 5 %. Une préparation méthodique contribue ainsi à sécuriser et apaiser le règlement de la succession.

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